
Artistes/DJs
Techno : [Detroit/US] [Europe]
[Autres]
Hardcore : [Europe]
| Octave One : la techno c'est parfois une histoire de famille. Ainsi les frères Burden, de Detroit, produisent ensemble sous le pseudo Octave One depuis le tout début des années 90. Au départ dans la tradition techno-soul (le classique "I Believe"), leur musique prend ensuite un virage minimal et funky (autres classiques : "Eniac", "Empower") comme en témoigne l'indispensable album "The Collective" sur leur label 430 West. Puis le trio interchangable (les Burden sont cinq frères) revient vers des choses plus mélodiques sous l'impulsion du jeune Lorne aka KSR, que certains considèrent déjà comme la grande relève de la techno de Detroit. Ainsi ils signent l'un des "tubes" de 2001 avec le très mélancolique "Blackwater". |
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| Scan 7 : collectif à géométrie variable réuni autour de son fondateur, l'énigmatique "Trackmaster" Lou Robinson, Scan 7 est une icone de la techno originelle, basé autour de l'anonymat et de l'absence d'image. Affilié au label Underground Resistance, on trouve aussi leur production chez les allemands Tresor et les belges Elypsia. Leurs productions, au départ plutôt funky, se dirigent désormais dans des contrées plus minimales, à l'allemande. Scan 7 c'est aussi un formidable live, peut être le meilleur live techno que j'ai eu l'occasion de voir. Tout de noir vêtu, cagoulés, ils arranguent la foule sur des beats implacables, vraiment très impressionnant ! Sur disque, jetez donc une oreille sur le "Black Moon Rising EP" sur UR et le "I am from Detroit EP" sur Elypsia. |
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| Mad Mike : de son vrai nom Mike Banks, c'est un mythe de la techno de Detroit, "the Invisible One". Peut nombreux sont ceux qui connaissent son vrai visage, et contrairement aux Daft Punk qui ont récupéré le concept dans un plan marketing, lui ne l'as jamais montré. Boss du label Underground Resistance et de la structure de distribution Submerge, on pourrait écrire tout un roman sur le personnage. Pour s'en tenir à la musique, on peut dire qu'il s'agit d'un musicien hors-pair, très à l'aise derrière ses claviers, qu'il a composé nombre d'hymnes sur les labels Underground Resistance et Red Planet : "Final Frontier", "Star Dancer", "Code Breaker", "World To World", "Galaxy to Galaxy", "Transition"... tous ces noms mythiques pour tout fan de techno qui se respecte c'est lui ! Il a également coproduit l'incroyable "Jaguar" de DJ Rolando. En un mot : le Boss ! |
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| Jeff Mills : pour beaucoup de gens le meilleur DJ au monde. Il est vrai qu'il a une technique extraordinaire et un maîtrise parfaite de ses mixs. D'un autre coté il joue un peu toujours les mêmes morceaux c'est à dire les siens, ceux de ses amis et ceux sortis sur ses labels (Axis, Purpose Maker). On lui doit des très grands morceaux "The Bells", "Alarms", "The Dancer" ... je lui connais 5 albums / compilations : "Waveform Transmission 1 et 3" (sur Tresor), "The Other Day", "LikeLife" (sur Axis) et "Purpose Maker" (sur Purpose Maker). Mais ses sets sont toujours de vrais spectacles et c'est un DJ à aller voir absolument. |
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| Derrick May: un des précurseurs du mouvement techno, originaire de Détroit, auteur de quelques tubes dés la fin des années 80 (Rhythm is Rhythm), il parcoure aujourd'hui le monde pour distiller une hardhouse/techno américaine puissante. C'est aussi l' un des DJ les plus sympathique et il a su garder la tête froide. On espère le voir encore longtemps derrière les platines. Pour juger de son talent procurez absolument vous sa compilation double CD, quintuple vinyl : "Innovator" parue chez Transmat/R&S. Pour ce qui est de son activité de DJ je ne saurais trop vous conseillez le Mix-Up volume 5. |
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| Robert Hood : DJ et producteur de Détroit, Robert Hood est le maître incontesté de la techno minimaliste. Avec un rythme réduit à son plus simple effet et deux, trois notes en boucle il arrive à créer des morceaux imparables et qui sonnent très construits au final. Co-fondateur d' Underground Resistance il a ensuite quitté ce label pour créer le sien : M Plant. On le retrouve aussi sur des labels aussi divers que Tresor, Axis ou Duet. Il a sorti tellement de maxis et d'albums qu'il serait impossible d'en dresser une liste exhaustive. |
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| Joey Beltram : DJ New Yorkais leader de la scène Hardtechno. Il produit également à ses heures, ses morceaux les plus connus étant "Energy Flash" et "Game Form", naviguant de labels en labels (Trax, R&S, Tresor, NovaMute ...). Quand il joue c'est sans concession, il attaque direct dans les BPM, on se souvient du mix mémorable qu'il avait livré au Printemps de Bourges 97. |
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| Adam Beyer : venu de Suède, Adam Beyer fut longtemps l'un des rois de la hardtechno (à ne pas confondre avec la nartek, la musique des free party) via ses productions sur son label Drumcode. Il a aussi signé sur un grand nombre de label qu'il est inutile d'énumérer ici (rendez-vous sur Discogs). Passé maître dans l'art du dancefloor killer avec des morceaux durs, froids, sombres et mentaux, il a depuis quelque peu adoucit sa musique comme sur son récent album "Ignition Key" aux rythmiques plus douces, aux textures plus lumineuses et aux mélodies beaucoup plus importantes. Une valeur sûre qui n'as surement pas encore dit son dernier mot ! |
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| Anthony Rother : avec Kraftwek, l'allemagne est le pays qui a inventé l'électro. Après un passage par Detroit et un certains Juan Atkins, elle a logiquement connue un regain d'intérêt dans son pays d'origine. Et parmis ces nouveaux producteurs d'électro, le berlinois Anthony Rother est sans doute l'un des plus doué. Que ce soit sous son vrai nom ou sous le pseudos"Little Computer People", sa musique est toujours impeccable, produite de manière très carrée, et surtout très inspirée. Son dernier album en date, "Hacker" sorti sur son propre label Psi49net est le parfait album d'un disque réussit et intemporel. |
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| Umek : originaire de Slovénie, Uros Umek fait partie des valeurs montantes de la scène européenne. La Slovénie, petit pays ancienne province de la Yougoslavie été déjà réputé dans les années 80 pour ses groupes de rock industriel, Laibach en tête. Et aujourd'hui, c'est donc une techno relativement dure qui nous provient de là bas. Remarqué avec son morceau "Lanicor", playlisté par les plus grand, Umek a signé sur des labels aussi divers que Primate, Consumer Recreation, Spielzeug... Il a même remixé Depeche Mode. Sa techno est très efficace, bien rentre dedans, les rythmiques sont plutôt groovy et les sonorités sont très "ravy". Sur son premier album "Neuro" sorti en 2002, il prend une direction plus électro expérimentale, tout en rendant hommage à ses ainés de Laibach. Une vraie réussite. Je ne l'ai jamais vu en tant que DJ mais il parait que là aussi il se montre impeccable ! |
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| Steve Rachmad : DJ et génial producteur hollandais qui s'est fait fortement remarqué ces dernières années, sous son propre nom ou sous les pseudos Igniacio (souvent sur Music Man) et Sterac (souvent sur Tresor). Ultra productif, sa musique est reconnaissable entre mille, inspirée par Robert Hood et autres rois du minimalisme, elle est constituée de boucles irrésistibles se déclinant durant de longues minutes tout en montée jusqu'à l'explosion finale, rendant les dancefloor totalement hystériques, écoutez donc des morceaux comme "Organa" ou "Tir Na Nog" pour vous faire une idée. Ces dernières productions (dont "Sinosphère" sur Sino) s'inscrive dans une veine plus mélodique et au tempo ralentit mais sont toujours aussi inspirées. L'homme est également un redoutable DJ à trois platines ! |
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| Laurent Garnier : DJ français le plus connu dans le monde, il a débuté sa carrière à l'Hacienda de Manchester avant de revenir en France et de produire ses propres morceaux sur Fnac puis sur F-Com. On lui des hymnes comme "Wake Up", "Acid Eiffel", "Breathless", "Astral Dreams", "Crispy Bacon" où plus récemment "Coloured City". Il est aussi l'auteur de trois albums : "Shot in the Dark" en 94, "30" en 97 et "Unreasonable Behaviour" cette année (2000). Il est également un excellent DJ, se produisant régulièrement au Rex Club à Paris, vous pouvez en jugez sur son double CD mix : "Laboratoire Mix" sorti en 97. Ses détracteurs lui reprochent d'avoir un peu pris la grosse tête ce qui n'est pas complètement faux. |
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| Jack de Marseille : élu meilleur DJ par les lecteurs de Coda en 1998, le méridional Jack se distingue par un son Teck-house puissant et efficace. Ex-tennisman classé, il produit également ses morceaux sur le label Ozone de Grenoble et sur Wax son propre label/magasin de disques. Il a également un goût prononcé pour l'électro, style avec lequel il débute la plupart de ses sets. Vous pouvez le retrouver derrière les platines sur la compil "Techno Methods Vol 2" chez Distance. |
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| Rykkk's : le DJ qui monte, originaire de Montpellier, ce DJ hardtechno à une technique de mix parfaite et a une présence extraordinaire : comme Carl Cox ou Jack de Marseille il vit son mix, n'hésitant pas à danser et secouer frénétiquement la tête. L'ayant moi-même vu dans une teuf lyonnaise j'avais l'impression qu'il prenait vraiment son pied en mixant. On reparlera sûrement de lui. |
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| The KLF : groupe
culte anglais du début des 90's représentatif de ce que l'on
a appellé l'Acid House et composé de deux fous furieux : Bill
Drummond et James Cauty. Les initiales signifient Kopyright Liberation Front,
ils ont en effet samplés sans vergogne et sans autorisations des
artistes comme Elvis Presley ou les Pink Floyd. 2 albums à leur actif
: "Chill Out" en 1990 et "The White Room" en 1991 mais surtout des hymnes
: "What Time is Love ?" bien sûr, mais aussi "Last Train to Trancentral",
"3 A.M Eternal" ou encore "Justified and Ancient". En 1992 lors des Brit
Awards ils annoncent leur retrait de l'industrie du disque. En fait ils
produiront plus tard d'autres disques sous des pseudos comme AAA, The Fuckers
... Ils se sont également fait remarquer pour avoir brûler
1 million de livres sterling sur une île écossaise, correspondant
aux bénéfices de leur carrière musicale. Bill Drumond
a également tenté de planter une photo d'Elvis au pôle
nord mais il ne parviendra qu'à Lapland (commune la plus nordique
du monde) et remettra la photo aux indigènes. Bref le coté
délirant et portnawak qu'ils avaient apporté à la dance
culture manque vraiment aujourd'hui. Peut être reviendront ils ?
Plus de détails sur le parcours déjanté des KLF à cette adresse : http://perso.wanadoo.fr/edwood/klf.htm |
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| Total Eclipse : certains vont m'attendre au tournant avec ce groupe leader du mouvement Trance Goa en France. Il est vrai que la trance goa a fini par s'asphyxier du fait de multiples productions qui sur la fin se ressemblaient toutes. Mais Total Eclipse, trio bordelais a quelques chose de plus. D'abord c'est le premier groupe français à s'être bien exporté (bien avant Daft Punk et la French Touch), ensuite parce qu'ils ont su évoluer sans se préoccuper des tendances en vogues. Repérés sur Dragonfly vers 94 avec des morceaux comme "Aliens", ils signeront en 95 et 96 deux albums sur Blue Room "Delta Acquarids" et "Violent Relaxation", s'essayant avec succès à l'ambient sur le deuxième. Un troisième album "Acces Denied" est sorti en juin 99 toujours sur Blue Room, cette fois ils quittent la trance pour s'essayer à une "drum and bass" très psychédélique. |
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| Fumiya Tanaka : surnommé à juste titre le "Jeff Mills Japonais", auteur d'un mix fabuleux sur la compil "Mix Up vol 4" il est déjà venu en France et les personnes présentes ont apprécié. Ses enchaînements sont toujours impeccables et il joue des disques venus des 4 coins du monde. Ses propres productions sur son label "Torema" ne sont pas désagréables non plus. C'est un DJ trop méconnu à mon goût, il faudrait que cela change. |
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| Technasia : parmis les producteurs techno qui se sont particulièrement distingués ces dernières années, ont trouve le duo franco-hongkongais Technasia. Après une série de maxi fracassante sortie entre 1998 et 2001 sur leur propre label éponyme, ils publient enfin "Future Mix" leur premier album en 2001, qui reprend leurs principaux classiques. Ils fondent aussi un autre label, Sino, au départ pour des productions moins mélodiques et où ils accueillent d'autres producteurs comme Steve Rachmad, John Tejada ou John Thomas. Leur album se voit remixé en 2003 sous le nom "Récréations" et un nouveau maxi sort enfin au printemps de cette même année, "Nebula" qui risque fort de retourner une fois de plus les dancefloors mondiaux. |
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| Manu le Malin : DJ hardcore hexagonal le plus connu, Manu vient du milieu des Free Party. Aujourd'hui il mixe un peu partout dans le monde un hardcore industriel, dark et pas forcément ultra rapide. Il ne faut pas confondre le hardcore de Manu et le happy gabber hollandais qui n'est que récupération commerciale (le meilleur exemple sont les compils Thunderdome). Il produit ses propres morceau sur IST le label de Lenny Dee et le sien Block 46. Il est parfois accompagné de son frère et de son pote Torgull (3 Bad Brothers). Pour juger de ses mixes rendez-vous au Rex où sur ses compiles "Biomechanik 1 & 2" sorties chez Level 2 en 97 et 99. |
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| Liza'N'Eliaz : la Reine du hardcore, tout simplement ! D'origine belge (Anvers) et après un passé punk/rock gothique, elle découvre l'acid-house à la fin des années 80 et décide de devenir DJ. Toujours sensible à l'intensité de la musique, elle se dirige tout naturellement vers le hardcore et participe à l'explosion du gabber hollandais en participant, notamment, au label Mokum. Ses sets explosifs provoquent de nombreuses vocations chez lez raveurs de l'époque, et nombre de producteurs actuels de hardcore se réclament de Liza. Mais, toujours à l'écoutent d'autres style musicaux, elle se distingue régulièrement dans des sets à l'inverse opposé du hardcore, à savoir totalement ambiant. A la fin des années 90 elle fonde son propre label, Provision, sur lequel elle signe de nouveaux venus. Hélas, elle ne pourra aller au bout de sa mission et nous quitte en février 2001, emportée par une longue maladie. Une compilation anthologique indispensable de cette grande artiste est sortie en 2002 chez UWe. Rest In Peace... |
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